La saison 2025-2026 du championnat national de première division, D1 LONATO, s’ouvre effectivement ce week-end du 25 octobre au Togo. Mais une question dérangeante s’impose : les clubs togolais sont-ils réellement prêts pour le coup d’envoi ? À y regarder de près, la réponse est sans équivoque : non.
Beaucoup de clubs sont encore loin du compte, tant sur le plan sportif qu’administratif. Certains n’ont pas encore signé les contrats de leurs joueurs, d’autres n’ont pas effectué les visites médicales ni finalisé la production des licences. La publication, le lundi 20 octobre dernier, du calendrier de la première journée par la Fédération Togolaise de Football a pris de court nombre de dirigeants, habitués à attendre un énième report.
Résultat : une course contre la montre s’est enclenchée dans plusieurs clubs. Les secrétaires administratifs s’activent dans la précipitation, les entraîneurs improvisent des séances express, et les joueurs eux-mêmes payent le prix de cette impréparation chronique. Certains clubs n’ont d’ailleurs commencé leur pré-saison qu’il y a deux semaines à peine — un choix suicidaire dans un championnat de plus en plus exigeant.
On évoque souvent, à juste titre, le manque de moyens financiers pour expliquer ces retards. Mais l’argument a ses limites. Ce n’est pas seulement une question d’argent, c’est avant tout une question de mentalité et de professionnalisme.
À force de vivre dans l’attente de la dernière minute, beaucoup de dirigeants ont fait de l’impréparation un mode de gestion.
Cette culture du report et de la résignation est devenue un frein au développement du football togolais.
Or, dans le sport de haut niveau, la rigueur est la première des armes. La réussite ne s’improvise pas, elle se planifie.
Il est temps que les clubs togolais changent de posture : anticiper au lieu de subir, construire au lieu d’attendre, progresser au lieu de se plaindre.
Comme le dit l’adage, « celui qui veut aller loin, ménage sa monture ».
Le championnat démarre ce week-end, mais tous ne sont pas encore au départ. Et tant que cette réalité persistera, notre football continuera de courir derrière le temps… et le professionnalisme.
Justin AGBEVO









