Dominées à domicile (0-2) par le Ghana au Stade de Kégué, les Éperviers U17 féminines voient la qualification se compliquer. Mais au-delà du résultat, le sélectionneur Ben Tété Adzakpa défend un projet de formation à long terme.
Opposées au Ghana en match aller du premier tour des éliminatoires de la Coupe du monde U17 féminine 2026, les Togolaises se sont inclinées 0-2 le dimanche 12 avril 2026. Plus réalistes, les Black Maidens ont fait la différence grâce à un doublé de Priscilla Mensah (16e, 65e), dans une rencontre globalement maîtrisée.
Malgré l’envie affichée, les Éperviers cadettes ont peiné à concrétiser leurs temps forts face à une équipe ghanéenne plus expérimentée. Ce revers à domicile les place désormais dans l’obligation de réaliser un exploit au match retour à Accra pour espérer renverser la situation.
Au-delà de l’enjeu immédiat, Ben Tété Adzakpa a tenu à replacer cette double confrontation dans une vision plus large. Pour lui, le projet engagé avec cette génération dépasse largement le cadre de ces éliminatoires. Il insiste sur la nécessité de former, structurer et accompagner ces jeunes joueuses vers la professionnalisation, avec un travail de fond appelé à durer dans le temps.
Le technicien togolais appelle également à une gestion mesurée de la pression, estimant qu’il est essentiel de permettre aux joueuses de s’exprimer et de progresser sans contrainte excessive. Il souligne notamment le manque d’expérience face à des environnements compétitifs comme celui du Ghana, habitué aux grandes scènes africaines.
Le déplacement à Accra s’annonce ainsi comme un véritable test pour cette jeune équipe. Si la qualification reste un défi de taille, l’essentiel, selon le staff, demeure dans l’apprentissage, l’accumulation d’expérience et la construction progressive d’une génération capable, à terme, de rivaliser avec les meilleures nations du continent.









