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« La sécurité sportive est une science à part entière » : la CAF forme les acteurs togolais à Lomé

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La Confédération Africaine de Football (CAF) a lancé ce mardi à Lomé un atelier de trois jours consacré à la sûreté et à la sécurité dans les stades. Une quarantaine de participants, issus de la FTF, des clubs, de la Police et de la Gendarmerie, prennent part à cette formation qui alterne théorie et exercices pratiques au Stade de Kégué.

Le Togo devient ainsi le cinquième pays africain à accueillir cette formation initiée par la CAF pour renforcer les compétences des acteurs chargés de la sécurité des rencontres de football.

À l’ouverture des travaux, le président de la Fédération Togolaise de Football, Colonel Guy Kossi Akpovy, a salué une initiative qui s’inscrit dans la dynamique de professionnalisation du football africain. Pour lui, le stade doit avant tout rester un lieu de passion et de communion.

« Le stade doit demeurer un espace de passion, de communion et de joie, en éliminant tout sentiment de peur ou de danger », a déclaré le président de la FTF.

Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle des accès, la gestion des flux de spectateurs, le respect de la capacité d’accueil, les dispositifs de barrières et les plans d’urgence, avec une prise en charge sécuritaire qui doit couvrir toute la durée d’un match, de l’arrivée des supporters jusqu’au départ du dernier spectateur.

« Professionnaliser l’organisation des matchs »

Pour Christian Ndoua Zié, instructeur de la CAF, cette formation vise à corriger les failles organisationnelles susceptibles de provoquer des incidents. Les participants travaillent notamment sur le cadre réglementaire, la coordination entre billetterie et sécurité ainsi que la protection des supporters.

L’objectif est également de permettre aux participants de transmettre les connaissances acquises à leurs collaborateurs afin de rapprocher l’organisation des matchs des standards internationaux.

Même approche pour Zakariyha Diabaté, autre instructeur de la CAF, qui rappelle que la sécurité dans les stades ne peut plus être improvisée.

« La sécurité sportive est une science à part entière. Elle repose sur des statistiques, des données et des calculs, et non sur de l’improvisation », a-t-il expliqué.

Selon lui, chaque étape d’une rencontre doit être anticipée, depuis l’arrivée des spectateurs jusqu’à leur sortie du stade. Il préconise notamment la mise en place d’un espace de pilotage réunissant gestionnaires de stades, forces de sécurité, autorités locales, services de secours et officier de sécurité de la CAF afin de garantir une meilleure coordination en cas d’incident.

Lomé, nouveau point de convergence du football africain

Le président de la FTF a également mis en avant la place grandissante de Lomé dans les activités de la CAF. Après avoir accueilli notamment la réunion annuelle de la Commission médicale de la CAF les 14 et 15 avril 2026, la capitale togolaise poursuit son rôle de plateforme d’échanges et de réflexion autour du football africain.

Pendant trois jours, les participants seront confrontés à des enseignements théoriques avant de passer à la pratique au Stade de Kégué. La formation est coordonnée par l’Officier de sécurité de la FTF, Lieutenant-colonel Christian Atèkpè, qui a appelé les participants à faire preuve d’ouverture et de curiosité.

À travers cet atelier, la CAF entend promouvoir de meilleures pratiques en matière de planification, prévention des risques et gestion de la sécurité avant, pendant et après les matchs. Une démarche essentielle pour faire des stades africains des espaces plus sûrs, plus professionnels et plus accueillants pour les supporters, les joueurs et les officiels.

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