La Confédération Africaine de Football (CAF) a lancé ce mardi à Lomé un atelier de trois jours consacré à la sûreté et à la sécurité dans les stades. Une quarantaine de participants, issus de la FTF, des clubs, de la Police et de la Gendarmerie, prennent part à cette formation qui alterne théorie et exercices pratiques au Stade de Kégué.

À l’ouverture des travaux, le président de la Fédération Togolaise de Football, Colonel Guy Kossi Akpovy, a salué une initiative qui s’inscrit dans la dynamique de professionnalisation du football africain. Pour lui, le stade doit avant tout rester un lieu de passion et de communion.
« Le stade doit demeurer un espace de passion, de communion et de joie, en éliminant tout sentiment de peur ou de danger », a déclaré le président de la FTF.
« Professionnaliser l’organisation des matchs »
Pour Christian Ndoua Zié, instructeur de la CAF, cette formation vise à corriger les failles organisationnelles susceptibles de provoquer des incidents. Les participants travaillent notamment sur le cadre réglementaire, la coordination entre billetterie et sécurité ainsi que la protection des supporters.
Même approche pour Zakariyha Diabaté, autre instructeur de la CAF, qui rappelle que la sécurité dans les stades ne peut plus être improvisée.
« La sécurité sportive est une science à part entière. Elle repose sur des statistiques, des données et des calculs, et non sur de l’improvisation », a-t-il expliqué.
Lomé, nouveau point de convergence du football africain
Le président de la FTF a également mis en avant la place grandissante de Lomé dans les activités de la CAF. Après avoir accueilli notamment la réunion annuelle de la Commission médicale de la CAF les 14 et 15 avril 2026, la capitale togolaise poursuit son rôle de plateforme d’échanges et de réflexion autour du football africain.
Pendant trois jours, les participants seront confrontés à des enseignements théoriques avant de passer à la pratique au Stade de Kégué. La formation est coordonnée par l’Officier de sécurité de la FTF, Lieutenant-colonel Christian Atèkpè, qui a appelé les participants à faire preuve d’ouverture et de curiosité.