Alors que le championnat béninois a pris fin depuis le 7 juin, plusieurs joueurs du Requins FC d’Atlantique notamment des étrangers vivent un calvaire dans le silence total des dirigeants du club. Cinq mois de salaires impayés, des primes de signature jamais versées, absence totale de moyens de subsistance, et promesses non tenues. Aujourd’hui, c’est un véritable cri de détresse que lancent ces joueurs oubliés, dans l’espoir d’être entendus par la Fédération Béninoise de Football et les autorités sportives compétentes.
Selon les témoignages recueillis, la première moitié de la saison a été traversée sans versement de salaire pour l’ensemble des joueurs du club. Il a fallu attendre la phase retour pour que trois mois soient payés (janvier, février et mars), laissant un reliquat de cinq mois impayés, y compris les primes de signature. Une situation intenable pour les joueurs, dont certains sont des étrangers, livrés à eux-mêmes dans un pays qu’ils ne peuvent même plus quitter faute de moyens financiers.
Des joueurs bloqués, sans ressources et sans nouvelles
« Nous sommes bloqués ici au Bénin, sans ressources, sans aucun signe des dirigeants. On ne peut pas manger, on survit », alerte l’un des joueurs expatriés. Dans un message poignant, il raconte comment les familles s’inquiètent au quotidien, comment les dettes s’accumulent, et comment l’absence de communication du club aggrave une situation déjà dramatique. Les promesses faites par les dirigeants sont restées lettres mortes. Pire encore, une tentative de défalcation illégale des salaires aurait été proposée aux joueurs, aggravant leur sentiment d’injustice et d’abandon.
Des fonds disponibles… mais pas pour tous ?
Ce qui choque encore plus, selon les témoignages, c’est qu’une réunion a été tenue à la Fédération Béninoise de Football pour remettre des chèques aux clubs. Plusieurs autres équipes auraient déjà payé leurs joueurs. Alors pourquoi Requins FC reste-t-il silencieux ? Selon certaines sources, le compte du club serait bloqué et les responsables tenteraient de contourner la situation en créant un nouveau compte, ce qui retarde encore plus le paiement des joueurs. En attendant, ces derniers vivent dans l’angoisse et l’insécurité, sans aucun soutien logistique ni psychologique.
Un appel à la FBF et aux autorités béninoises
Ce n’est pas seulement un cri de colère. C’est un cri de survie. Les joueurs du Requins FC appellent à l’intervention urgente des instances du football béninois pour faire la lumière sur cette situation inacceptable. « Nous demandons que justice soit faite. Ce que nous vivons est inhumain. Nous sommes des sportifs, pas des esclaves », conclut un joueur.
Le silence ne peut plus durer
Le cas du Requins FC est malheureusement symptomatique de dérives qui continuent d’entacher le football africain, où les droits fondamentaux des joueurs sont souvent bafoués. Il est impératif que la Fédération Béninoise de Football se saisisse de ce dossier, exige des comptes aux dirigeants concernés, et mette en place un mécanisme de protection effective pour tous les joueurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers. Car au-delà du sport, c’est la dignité humaine qui est ici en jeu.
La Rédaction









