L’arbitrage togolais continue de briller au Maroc. Après avoir dirigé le match d’ouverture de la CAN féminine 2026 entre le Maroc et le Kenya, puis la très prestigieuse demi-finale Maroc-Cameroun, Vincentia Enyonam Amedome franchit une nouvelle étape. La Togolaise est désignée quatrième officielle de la finale Cameroun-Malawi, prévue ce dimanche 16 août à Rabat. Une nouvelle marque de confiance de la CAF qui vient couronner une participation remarquable à cette compétition.

La rencontre, qui opposera les Lionnes Indomptables du Cameroun aux Malawiennes, se disputera ce dimanche 16 août au Complexe sportif Prince Héritier Moulay Al Hassan de Rabat. Cette affiche est inédite à ce stade de la compétition, le Cameroun ayant obtenu son billet après son succès aux tirs au but face au pays hôte, le Maroc.
Pour cette affiche historique, la CAF a confié le sifflet à l’Égyptienne Shahenda Saad Ali Elmaghrabi, désignée arbitre principale. Elle sera assistée par la Mauricienne Queency Clodia Victoire, première assistante, et la Tunisienne Houda Afine, deuxième assistante.
La Togolaise Vincentia Enyonam Amedome occupera le rôle de quatrième officielle. La Béninoise Nafissatou Yekini Shitou est désignée arbitre assistante de réserve, tandis que la Gambienne Sainabou Cham sera la commissaire de la rencontre.
Cette désignation constitue une nouvelle reconnaissance pour Amedome, qui aura ainsi participé aux deux rendez-vous les plus prestigieux de la fin de cette CAN : la demi-finale et la finale. Même si elle n’est pas au centre du terrain pour l’ultime rencontre, son rôle de quatrième officielle témoigne du niveau de confiance accordé par la CAF à son expérience et à son professionnalisme.
Du match d’ouverture à la finale
La CAN 2026 avait commencé de manière particulièrement forte pour l’arbitre togolaise. Le 26 juillet, Vincentia Amedome avait été choisie par la CAF pour diriger le match d’ouverture entre le Maroc et le Kenya, au stade Moulay El Hassan de Rabat. Une responsabilité majeure qui plaçait déjà le Togo au premier plan de l’arbitrage continental.
Quelques semaines plus tard, elle a reçu une mission encore plus prestigieuse avec la demi-finale Maroc-Cameroun. Amedome était alors au centre d’un choc à très forte pression, finalement remporté par le Cameroun aux tirs au but après un nul 0-0 au terme des prolongations. Une rencontre qu’elle a dirigée avec son expérience d’arbitre FIFA.
Et comme pour confirmer la qualité de son parcours dans cette compétition, la CAF lui confie désormais un rôle dans la grande finale. Une progression qui illustre la régularité de l’arbitre togolaise tout au long du tournoi.
Un parcours qui confirme son statut
La présence d’Amedome dans les grandes affiches de cette CAN n’est pas le fruit du hasard. Arbitre internationale FIFA depuis 2015, elle a déjà accumulé une importante expérience dans les compétitions africaines et internationales. Elle a notamment participé à des compétitions de la FIFA et de la CAF, dont la Coupe du monde féminine et la Ligue des champions féminine de la CAF.
En janvier 2026, elle a également marqué l’histoire de l’arbitrage togolais en devenant la première Togolaise certifiée arbitre VAR par la CAF et la FIFA, tout en conservant son badge FIFA pour la nouvelle année. Cette évolution témoigne de sa capacité à s’adapter aux exigences de l’arbitrage moderne.
Une fierté pour l’arbitrage togolais
Avec cette finale, Vincentia Amedome boucle une CAN particulièrement importante pour sa carrière. Être désignée pour le match d’ouverture, diriger ensuite une demi-finale et être retenue dans l’équipe arbitrale de la finale constitue un parcours qui témoigne de la confiance placée en elle par la CAF.
Pour l’arbitrage togolais, cette présence régulière au plus haut niveau africain représente également une belle vitrine. Amedome continue ainsi de porter haut les couleurs du Togo et d’incarner une référence pour la nouvelle génération d’arbitres togolais.
Au Maroc, son parcours aura donc été marqué par trois responsabilités majeures : arbitre principale à l’ouverture, arbitre principale en demi-finale et quatrième officielle en finale. Un bilan qui confirme une nouvelle fois sa place parmi les arbitres africaines les plus expérimentées de sa génération.