Dans l’attente d’une chose incertaine, les togolais sont conviés à se déplacer massivement ce soir pour porter les Éperviers U20 qui sont aux portes d’une qualification ou d’une élimination de la course à la CAN U20. 90 minutes pour survivre ou disparaître.
Toutes les énergies positives étaient dirigées vers les Éperviers A pendant que les juniors préparaient leur tournoi. On a oublié de mobiliser les ardeurs, pas pour une simple participation mais pour une qualification à la CAN. Après deux matches joués sans aucune victoire, on peut se rendre compte que les jeunes garçons sont malades des incertitudes, qu’ils n’ont pas suffisamment été instruits sur l’enjeu du Tournoi de l’UFOA B. C’est en rapport avec ces incertitudes qu’ils ont démarré la compétition face aux jeunes Menas du Niger qui se sont déchaînés sur eux. Anxiété, doute, embarras, flottement, hésitation, indécision, les juniors sont passés par tous les états durant ce match.
Les incertitudes prendront une autre connotation face aux Guépards du Bénin. Le jeu individuel a pris le pas sur le collectif. Chaque joueur à l’approche de la zone de vérité voulait être le héro. le sentiment de se battre pour les recruteurs dans les tribunes a surpassé la qualification historique pour une CAN. C’est de ces incertitudes que les Éperviers U20 doivent guérir totalement avant d’affronter ce soir les Black Starlets. Il faut un travail psychologique pour battre en brèche la solide mobilisation autour de l’équipe ghanéenne.
L’habitude de se qualifier pour les compétitions majeures doit être un travail depuis les catégories jeunes. Les U17 et U20 ont déjà combien de participation à une CAN? Pendant que les Éperviers doivent se battre contre leurs incertitudes, les autres sélections soignent leurs certitudes et l’entourent de tous les garde-fous.
Pour la circonstance, la Côte d’Ivoire a fait déplacer tout son staff A pour accompagner les Éléphanteaux à Lomé, cette présence n’est pas gratuite, elle a une grande explication.








