Malgré son titre de champion national, l’ASCK a décidé de ne pas participer à la prochaine Ligue des Champions de la CAF. En cause : l’absence de moyens financiers pour faire face aux exigences de la compétition continentale. Une situation qui interpelle l’État togolais sur l’urgence d’un accompagnement structuré et durable des clubs.
C’est une décision qui laisse un goût amer. L’ASCK, championne du Togo 2024-2025, a choisi de ne pas représenter le pays à la prochaine Ligue des Champions africaine. Le club de la Kozah jette l’éponge, non pas par manque d’ambition sportive, mais faute de moyens.
« Nous voulons nous concentrer sur la formation des jeunes. Nous n’avons ni sponsors, ni partenaires. Le seul soutien dont nous disposons, c’est notre président, qui se bat seul pour faire vivre le club. Une campagne africaine demande de lourds investissements », a confié Jean-Marie Eloh, Manager général de l’ASCK, au micro de la radio Sport FM ce samedi 21 Juin 2025.
Cette déclaration traduit une réalité inquiétante : même les clubs les plus performants du pays peinent à survivre sans un véritable soutien institutionnel. La participation à une compétition comme la Ligue des Champions ne peut reposer uniquement sur les sacrifices d’un président ou d’un comité exécutif.
Où sont les aides de l’État ?
Face à cette impasse, une question s’impose : que fait l’État togolais pour ses clubs ? À l’heure où le football est un vecteur de diplomatie, de rayonnement et d’unité nationale, il devient urgent de repenser le financement des équipes locales. Les subventions allouées sont insuffisantes, irrégulières, et souvent tardives.
Si un champion national doit se retirer de la plus prestigieuse des compétitions africaines, alors c’est tout un système qu’il faut repenser. Car au-delà de l’ASCK, c’est l’image du football togolais qui recule, et avec elle, les rêves de toute une jeunesse.
Il est temps que l’État prenne ses responsabilités en instaurant une politique ambitieuse de soutien aux clubs : partenariats publics-privés, fonds dédiés au sport, accompagnement des centres de formation, et mesures fiscales incitatives pour les sponsors.
L’ASCK ne sera pas sur la scène continentale cette année. Mais le Togo peut encore rebondir, si ceux qui ont le pouvoir d’agir le font sans tarder.









