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Après le départ de Daré Nibombé, la sélection nationale togolaise s’apprête à entrer dans une nouvelle phase décisive. Mais au-delà des noms évoqués pour lui succéder, une question centrale demeure : qui détient réellement le pouvoir de décision dans le choix du sélectionneur du Togo ? Selon SportNewsAfrica.com, le dossier dépasse largement le cadre de la Fédération togolaise de football (FTF) et remonte jusqu’au sommet de l’État. Une réalité qui pose un défi majeur au futur patron des Éperviers.

La Fédération togolaise de football a officiellement mis fin, le 30 décembre dernier, au contrat de Daré Nibombé et de son staff technique à la tête des Éperviers du Togo. Ce départ ouvre une nouvelle période d’incertitude pour une équipe nationale en quête de stabilité, de crédibilité et de résultats sur la scène africaine.

Un choix qui échappe à la seule FTF

Si la FTF est institutionnellement chargée du processus de recrutement, SportNewsAfrica.com révèle que la décision finale ne lui appartient pas réellement. Le dossier du sélectionneur des Éperviers serait directement traité au niveau de la présidence du Conseil, impliquant le président du Conseil, Faure Gnassingbé, et son entourage.

Une ingérence politique qui n’est pas nouvelle dans le football togolais et qui rappelle les années Claude Le Roy, période durant laquelle des considérations extra-sportives avaient fortement influencé les orientations techniques de la sélection nationale. On se souvient également du cas du Cameroun

Une shortlist hétéroclite et controversée

Plusieurs techniciens figureraient sur une shortlist étudiée en coulisses. Parmi eux : Florent Ibenge, actuellement entraîneur du club tanzanien d’Azam FC, apparaît comme l’un des profils les plus expérimentés du continent ;

Nicolas Dupuis, ancien sélectionneur de Madagascar, dont le passage au Soudan du Sud est resté discret et dont le parcours est marqué par de nombreuses polémiques ; Pascal Dupraz, technicien français connu en Europe mais sans expérience du football africain; Victor Zvunka, dont la candidature serait soutenue par certains cercles.

Des profils variés qui traduisent une absence de ligne directrice claire et suscitent des interrogations quant à la cohérence du projet sportif envisagé.

Le vrai problème : un cadre instable et politisé

Au-delà du nom du futur sélectionneur, le véritable problème du football togolais réside dans le contexte même de gouvernance. Le prochain coach devra composer avec :

une autonomie technique limitée, des interférences politiques récurrentes, une sélection fragilisée par des tensions internes, et une pression populaire immense liée aux attentes des résultats.

Dans ces conditions, le poste togolais, pourtant convoité par de nombreux entraîneurs convaincus du potentiel des Éperviers, devient un défi à haut risque.

Le défi du prochain sélectionneur

Celui qui héritera du banc des Éperviers aura pour mission de redonner une identité claire à l’équipe, de réconcilier joueurs et encadrement, et surtout de redorer le blason du Togo sur la scène africaine. Mais sa réussite dépendra autant de ses compétences techniques que de la capacité des instances à lui offrir un environnement stable, professionnel et respectueux des choix sportifs.

Sans une clarification des rôles entre politique et football, le changement de sélectionneur pourrait une fois de plus n’être qu’un pansement sur une blessure plus profonde.

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