Le Togo pleure. Le sport togolais s’incline. Et au-delà des frontières, c’est toute une communauté sportive qui reste figée devant l’inacceptable. Le 29 novembre 2025, Amegankpoe Koffi Honoré, jeune athlète para engagé, a perdu la vie au Nigeria alors qu’il se préparait pour défendre les couleurs du Togo aux First West Africa Para Games. Un destin brisé en plein courage, en plein effort, en plein rêve.
Son embarcation a chaviré. Le drame a été brutal. Les secours, les recherches, la mobilisation… rien n’a pu ramener ce fils de la Nation qui, quelques instants plus tôt, répétait simplement un geste, un mouvement, une ambition : représenter son pays avec honneur. Voilà ce qu’il faisait. Voilà comment il est tombé.
Amegankpoe n’était pas seulement un athlète. Il était le symbole silencieux de ces combattants de l’ombre qui, malgré le manque de moyens, malgré les défis du quotidien, choisissent le sport comme acte de foi. Chez lui, l’engagement n’était pas un mot : c’était un sacrifice, une volonté, une route vers la dignité.
Le Comité National Olympique du Togo et la Fédération Togolaise de Canoë ont exprimé leur douleur, mais c’est tout un peuple qui ressent ce vide. Car un athlète qui tombe en mission, c’est un drapeau qui s’incline. C’est une lumière qui s’éteint alors même qu’elle éclairait un chemin d’espoir pour d’autres jeunes para-athlètes.
Aujourd’hui, nous ne pleurons pas seulement ce que nous avons perdu. Nous honorons ce qu’il nous laisse : le courage d’aller là où personne ne nous attend, la détermination de surmonter les obstacles, et cette vérité simple et brute : le sport est beau, mais le sport est fragile.
Amegankpoe Koffi Honoré n’a pas eu le temps de conclure son rêve, mais il incarne désormais un héritage. Celui des héros discrets. Celui des bâtisseurs silencieux. Celui de ceux qui donnent leur vie pour porter un drapeau plus haut qu’eux-mêmes.

Que sa mémoire reste une force. Que son nom soit un hommage. Et que son parcours inspire pour toujours.
Justin AGBEVO









